dimanche 16 octobre 2011

Jayne Mansfield 1967, de Simon Liberati


Le genre : évocation biographique de Jayne Mansfield

L'histoire : Le 29 juin 1967 une Buick bleue s'encastre sous un camion, tuant le sex-symbol le plus populaire et le plus controversé de l'époque, Jayne Mansfield.

Mon avis : dévoré en deux heures ! A partir de l'accident où elle a trouvé la mort, l'auteur revient sur l'incroyable personnage qu'a été Jayne Mansfield, surtout la période où elle a cessé d'être actrice pour devenir une caricature d'elle-même, d'une certaine forme de sex-appeal, et de décadence de l'Amérique. Sans jugement hâtif, sans racolage, Simon Liberati évoque les dernières années d'une vie où l'amour, la vulgarité, l'argent, l'extravagance ont dominé. Rejetée et méprisée d'une part, incroyablement populaire de l'autre, Jayne Mansfield se dessine intelligente, fragile et attachante. On sort de ce livre avec l'envie d'en savoir encore plus sur ce curieux phénomène et sur toute cette époque !

Hommes entre eux, de Jean-Paul Dubois


Le genre : roman français sur l'amour

L'histoire : Paul Hasselbank est gravement malade. Sa femme l'a quitté depuis plusieurs années et il se décide à tenter de retrouver sa trace, ce qui le conduit dans un petit village du Canada, en plein hiver.

Mon avis : ce n'est pas le meilleur (qui reste Une Vie française), mais on y retrouve le ton de Dubois quand il ne cherche pas à faire rire : c'est âpre, triste et juste. Le personnage principal est un homme qui souffre, physiquement et moralement et on le comprend sans s'apitoyer sur son sort. Son rival, l'homme des bois canadiens, est également attachant. Le fantôme de la femme qu'ils ont aimée tous les deux plane sur tout le récit. La fin est surprenante. Agréable.

vendredi 14 octobre 2011

L'Indien blanc, de Craig Johnson


Le genre : polar américain

L'histoire : troisième aventure du shérif Longmire, cette fois à Philadelphia, où il est en visite pour voir sa fille Cady en compagnie de son inséparable camarade indien. Mais dès leur arrivée, cette dernière fait l'objet d'une agression et se retrouve dans le coma.

Mon avis : très, très bon. Même si les deux premiers ne m'avaient pas enthousiasmée (pas autant en tout cas que la série de William Tapply, à laquelle il ne faut rien comparer en réalité), ce troisième volet m'a beaucoup plu. Il y a cet humour, qui fait le ton du livre, et qui persiste ici même si l'émotion est très présente également. J'avoue que je n'ai pas tout bien compris dans l'intrigue policière proprement dite, mais cela ne m'a pas empêché d'apprécier ma lecture. On lit Craig Johnson pour le style et pour les personnages, pour l'évocation de la culture cheyenne et de la vie dans le Wyoming. Et on n'est pas déçu.

lundi 10 octobre 2011

Nagasaki, d'Eric Faye


Le genre : roman français sur la solitude

L'histoire : A Nagasaki, un banal employé vivant seul dans une maison se rend compte peu à peu que quelqu'un vient chez lui en son absence.

Mon avis : court et cinglant. Cette histoire étrange, et en même temps profondément ordinaire, est apparemment tirée d'un fait divers japonais. La personnalité du premier protagoniste, puis de son "hôte" sont très simplement et judicieusement décrits. Ce récit parle de la solitude et de la notion d'intimité, avec beaucoup de justesse ; un peu à la japonaise pour ce que j'en sais. C'est triste et même cruel, ce tableau d'une, et même deux, misères banales. Un beau livre.

samedi 8 octobre 2011

L'homme qui marchait sur la lune, de Howad McCord


Le genre : roman américain

L'histoire : le narrateur est un marcheur énigmatique qui se parle à lui-même alors qu'il arpente encore une fois la "lune", grand espace américain inhospitalier.

Mon avis : voilà un récit étrange, porté par la voix unique d'un personnage qu'on a du mal à cerner, qui raconte son présent - son quotidien de marcheur aguerri -, son passé - dans les Marines, dans la guerre - et peu à peu sa personnalité - froide, asociale, mais pas complètement antipathique. L'atmosphère du récit est, comme le paysage qu'il traverse et comme l'âme du narrateur, atypique. Un livre à relire.

Les Racines du mal, de Maurice G. Dantec


Le genre : thriller d'anticipation

L'histoire : Un tueur totalement zinzin commet une série de meurtres atroces avant d'être arrêté et examiné par trois scientifiques qui se rendent compte, seuls contre tous, qu'il n'est pas coupable de tout...

Mon avis : beurk. J'ai lu un autre ouvrage de Dantec il y a quelques années et je crois bien qu'il m'avait laissé à peu de choses près la même impression : prétentieux, exagérément compliqué, voire retors, voulant faire dans le thriller éclatant de sang et de péripéties. Résultat: ce n'est pas toujours compréhensible, et on n'a même pas peur, malgré la débauche d'actions et d'horreurs. C'est un comble.C'est sans finesse, sans psychologie, et ça veut ressembler à un grand film américain à la pointe de la technologie.

dimanche 2 octobre 2011

Sunset Park, de Paul Auster


Le genre : roman américain contemporain sur l'amour, la famille

L'histoire : Miles Heller a brutalement quitté ses études et sa famille pour avoir une autre vie. Il rencontre une toute jeune femme avec qui il vit un grande histoire d'amour, mais leur relation est menacée.

Mon avis : ce n'est pas mon Paul Auster préféré, loin de là, mais on y retrouve une histoire prenante comme dans quelques-uns des meilleurs. Malheureusement, le parti pris narratif, à savoir démultiplier les points de vue, ne me semble pas particulièrement intéressant ici (et ne serait-ce point un effet de mode ? J'ai l'impression d'avoir lu cela plein des fois ces dernières années), et surtout la fin est pour le moins plate, pour ne pas dire ratée. On passe un moment agréable, mais pas impérissable.