samedi 7 janvier 2012

Itinéraire d'un pêcheur à la mouche, de John D. Voelker


Le genre : récit autobiographique d'un hyper passionné de pêche à la mouche

L'histoire : l'auteur-narrateur est avocat mais nourrit surtout une passion pour la pêche à la mouche. Au rythme de court chapitres, il évoque de nombreuses anecdotes, rencontres, pratiques, toujours avec humour.

Mon avis : réjouissant. Je ne connais rien à la pêche, mais j'en rêve depuis longtemps. Dans ce livre bourré de dérision et en même temps empli d'un amour immodéré pour la pêche à la truite, on découvre un univers bien particulier qui a de quoi ravir ceux qui pêchent déjà comme ceux qui n'y connaissent rien. C'est drôle, c'est bien rythmé, c'est rafraîchissant, et une fois de plus (c'est publié chez Gallmeister) on a envie de connaître ces merveilleux coins de nature américaine. J'ai plus que jamais envie d'aller pêcher !

lundi 2 janvier 2012

L'Armée furieuse, de Fred Vargas


Le genre : roman policier français

L'histoire : dernière enquête en date de Jean-Baptiste Adamsberg, en Normandie, autour d'une légende médiévale et de meurtres.

Mon avis : ce qu'il y a de génial avec Fred Vargas, c'est que finalement, la résolution de l'enquête, on s'en fout un peu. On se fout également que plein de choses ne soient pas crédibles. Non, ce qui fait le sel et le miel des aventures d'Adamsberg, c'est la poésie, l'humour, les couleurs chatoyantes des personnages. Et "génial" n'est sans doute pas une hyperbole. Cela faisait longtemps que je ne m'étais pas replongée dans cet univers-là, et c'est avec une délectation renouvelée que je m'y suis à nouveau immergée. Génial, vraiment.

dimanche 1 janvier 2012

Foreign affairs, d'Alison Lurie (VO)


Le genre : roman américain contemporain sur l'amour et les différences entre les Anglais et les Américains.

L'histoire : Vinnie, 54 ans, et Fred, 28, sont deux professeurs américains qui viennent passer quelques mois à Londres. Elle est une habituée de la capitale anglaise : elle y a une vie sociale et professionnelle, et ne cherche plus l'amour. Lui, jeune et beau, est surtout déprimé par la rupture avec sa femme mais va néanmoins tomber amoureux d'une actrice en vogue.

Mon avis : great ! Involontairement, je suis tombée sur un livre difficile à lire en anglais, parce qu'avec énormément de vocabulaire. Nombre de subtilités ont dû donc m'échapper. Il n'empêche que j'ai compris et aimé l'histoire, originale, et même apprécié l'humour, qui n'est jamais très loin, même dans les moments dramatiques. C'est un roman riche, où chaque personnage est évoqué de façon subtile, où l'auteur évoque tout avec finesse, intelligence et sourire, aussi bien les différences entre les moeurs américaines et anglaises que le vieillissement ou les relations amoureuses. Vraiment excellent.

lundi 19 décembre 2011

L'Ensorcelée, de Barbey d'Aurevilly


Le genre : roman fantastique normand du XIXe siècle

L'histoire : le narrateur traverse la lande de Lessay, dans le Cotentin, et son compagnon de voyage lui raconte l'étrange histoire, survenue quelques décennies plus tôt dans la région, d'une jeune femme ensorcelée par un prêtre énigmatique, ancien Chouan défiguré.

Mon avis : étudié à l'université, ce roman relu aujourd'hui m'a agréablement surprise. J'avais oublié le charme qui se dégage de cette histoire qui tient beaucoup à la fois à tout ce qui ne se dit pas, au mystère fantastique du récit, et à l'évocation de la nature, quasi épique. La langue est particulièrement belle pour évoquer les paysages : on est en plein romantisme. Mais l'auteur distille aussi ses opinions sur le monde (il est contre la république, et fait l'éloge de la chouannerie). Bref, c'est un roman riche et dense, envoûtant.

The Bean trees, de Barbara Kingsolver (VO)


Le genre : roman américain sur la famille et l'amitié

L'histoire : l'héroïne est une jeune fille qui a grandi avec sa mère au fin fond du Kentucky et qui s'est fait la promesse de le quitter dès que possible et de ne pas se faire engrosser comma la plupart de ses congénères. Sur la route de l'Oklahoma, une indienne lui confie une petite fille de deux ans.

Mon avis : déjà lu en français, ce roman lu cette fois dans sa langue originelle m'a émue à nouveau avec une force rare. C'est à la fois drôle, plein d'esprit, et très émouvant. On découvre l'Oklahoma et l'Arizona, on s'attache complètement au personnage principal et à sa petite fille et on suit cette histoire de bout en bout sans s'ennuyer une seconde. Ce bouquin est vraiment génial à tout point de vue.

lundi 12 décembre 2011

Le Léopard, de Jo Nesbo


Le genre : polar norvégien

L'histoire : deux femmes sont retrouvées noyées dans leur sang à Oslo. La police norvégienne envoie un de ses agents retrouver Harry Hole, à Hong-King, pour venir résoudre l'affaire.

Mon avis : un pavé, et un régal ! Je n'ai pas adoré les autres polars mettant en scène Harry Hole, mais celui-ci, oh que oui. Le personnage est attachant, l'intrigue complexe et haletante. Difficile de s'arrêter quand on a commencé, difficile de se lasser en cours de route. Certes, ce polar tient beaucoup aussi du thriller, compte-tenu de la dose non négligeable d'horreur dans l'histoire, mais l'intérêt essentiel n'est pas là : les péripéties sont très savamment distillées et on se laisse surprendre plus d'une fois. Excellent !

dimanche 4 décembre 2011

L'Homme ralenti, de J.M. Coetzee


Le genre : roman sud-africain se déroulant en Australie, sur l'infirmité, la solitude de la vieillesse, l'amour.

L'histoire : le roman s'ouvre sur l'accident de vélo dont est victime le personnage principal, un sexagénaire, lequel le voit amputé d'une jambe. De retour chez lui, il ne reprend goût à la vie qu'en tombant amoureux de son infirmière, une femme mariée d'origine croate.

Mon avis : bof. Le premier tiers est plaisant mais l'histoire tire en longueur et s'éparpille, comme l'intérêt de ma lecture. Jusqu'au moment où le personnage tombe amoureux, on est plutôt intéressé par ce qu'il traverse. Puis surgit un personnage étrange, celui de l'écrivain Elisabeth Costello, qui semble entraîner l'histoire dans un registre fantastique, ce qui n'aurait pas forcément été dénué d'intérêt. Mais finalement non, ou plutôt on ne sait pas vraiment. Et puis l'amour du narrateur pour son infirmière et pour sa famille, tourne en rond pendant des pages et des pages. Dommage.