lundi 4 janvier 2016

L'Avortement, de Richard Brautigan

Le genre : roman d'amour L'histoire : un bibliothécaire trentenaire qui vit exclusivement dans son antre à recevoir des manuscrits impubliables à toute heure du jour ou de la nuit reçoit un jour la visite d'une femme exceptionnellement belle et malheureuse. Mon avis : très, très bien. C'est à la fois poétique, surréaliste, tendre et onirique, amer et léger. Brautigan est décidément un auteur singulier que j'aime découvrir, une nouvelle fois dans le décalage.

dimanche 27 décembre 2015

Revival, de Stephen King

Le genre : roman picaresque et quasi fantastique américain L'histoire : Jamie a 6 ans et vit dans le Maine lorsqu'il fait la connaissance du jeune révérend Jacobs, passionné de religion et d’électricité. Mon avis : j'ai été gênée par plusieurs aspects non crédibles à mon sens tout au long du roman, notamment les sentiments du narrateur pour Jacobs, et même le personnage de ce dernier d'ailleurs. Je n'ai pas non plus aimé la fin. Mais force est d'admettre que j'ai une fois de plus dévoré ce pavé rondement mené avec beaucoup de plaisir. Et même si je l'aurais sans doute vite oublié, il m'a fait passer un bon moment.

La Quête de Wynne, de Aaron Gwyn

Le genre : rman américain sur la guerre en Irak et en Afghanistan et les chevaux. L'histoire : Russell aime et connaît les chevaux mieux que personne depuis son enfance dans l'Oklahoma. Engagé en Irak, il est filmé à son insu alors qu'il tente de sauver un cheval. De là, il est envoyé en Afghanistan auprès du charismatique et énigmatique capitaine Wynne afin de dresser des chevaux pour une mission secrète dans les montagnes. Mon avis : très bien. Ce roman tient du roman d'aventures, du western, du roman de guerre. Le personnage principal est particulièrement attachant, en raison de son humilité, de sa droiture, de ses souffrances cachées, de son amitié avec son compagnon. Cette fois, on n'est pas en Amérique, mais on voyage à nouveau dans des grands espaces et on s'éprend des rudes paysages de montagnes comme des chevaux tant affectionnés par le narrateur.

Un Privé à Babylone, de Richard Brautigan

Le genre : policier absurde américain L'histoire : le narrateur est un détective privé complètement fauché qui doit, qui passe son temps à rêver à Babylone et attend un rendez-vous de boulot. L'histoire : décalé et sympa. On suit la journée de cet anti-détective ultra fauché avec un sourire amusé en permanence. C'est pathétique et drôle, à rebours des personnages de romans policiers traditionnels et des enquêtes à suspense.

mercredi 23 décembre 2015

Molosses, de Craig Johnson

Le genre : roman policier américain L'histoire : le shérif Walt Longmire doit retrouver le propriétaire d'un pouce abandonné mais aussi faire face à l'imminence de la démission d'un de ses adjoints ainsi qu'à la pression de la femme qu'il aime malgré lui. Mon avis : toujours délectable, d'humour, de tendresse, de suspense, et de grand espace. Il fait froid dans cet épisode hivernal, mais on n'en perçoit pas moins les personnages avec chaleur et sympathie.

dimanche 20 décembre 2015

Rosy & John, de Pierre Lemaitre

Le genre : policier L'histoire : le commissaire Verhoeven enquête sur une bombe qui a explosé dans le XVIIIe arrondissement et dont le responsable ne veut parler qu'à lui. Mon avis : pour cette mini enquête qui s'ajoute à la trilogie Verhoeven, Pierre Lemaitre, comme toujours décidément, assure. Et nous afflige d'un goût de trop peu encore plus cruel que cet épisode supplémentaire ne fait que 140 pages. C'est déroulé une fois de plus avec virtuosité, on se laisse emmener, captiver, surprendre. Et on quitte l'équipe avec un sourire et l'oeil humide.

La Ballade de Rikers Island, de Régis Jauffret

Le genre : roman sur l'affaire de DSK à New York Mon avis : pas vu l'intérêt ni même l'objectif de ce texte épais, qui fourrage entre élucubrations et réalités sur un événement scabreux, avec une délectation néanmoins très palpable. On y suit DSK, (jamais nommé), en porc minable et imbu, Anne Sinclair, pathétique et grotesque (jamais nommée non plus), et Nafissatou Diallo (elle est nommée, tiens !), en victime triste et traquée (par l'écrivain entre autres). Fiction ? Enquête ? Dénonciation ? Réflexion sur la nature humaine ? Il y a sans doute de tout cela, sans que non, décidément, je n'y ai trouvé finalement le moindre intérêt.