mercredi 24 août 2016

Lucy in the sky, de Pete Fromm

Le genre : roman américain sur l'adolescence et la famille L'histoire : Lucy a 14 ans et vit avec sa mère avec qui elle a une relation compliquée et un père absent qu'elle adore. Son seul lien véritable est avec un garçon de son âge, Kenny. Mon avis : très bien. L'histoire de cette jeune fille, de son éveil à l'amour, à la sexualité, de ses rapports avec ses parents, avec le monde, est très bien racontée, entre humour et tragique. Ce n'est pas du tout un roman pour adolescents bien que l'héroïne soit une adolescente.

mercredi 17 août 2016

La Nuit sera calme, de Romain Gary

Le genre : entretien de Romain Gary en 1974, alors âgé de 60 ans, avec un de ses vieux amis. Mon avis : excellent. Romain Gary revient sur son foisonnant parcours de diplomate, de journaliste, d'écrivain.Même si parfois je me suis un peu perdue dans les noms d'une époque un peu lointaine pour moi, beaucoup de ses propos sont brillants, très actuels, voire encore très novateurs quand il parle de féminité. Une lecture intelligente et passionnante. Extrait : “Il n’y a pas de démocratie, de valeurs concevables sans cette épreuve de l’irrespect, de la parodie, cette agression par la moquerie que la faiblesse fait constamment subir à la puissance pour s’assurer que celle-ci demeure humaine. Dès que la puissance cesse d’être humaine, elle interdit cette épreuve par le feu. [...] Les vraies valeurs résistent, les fausses se défendent par la censure, la prison, les hôpitaux psychiatriques...”

Le Prisonnier du ciel, de Carlos Ruiz Zafon

Le genre : roman d'aventures espagnol L'histoire : Daniel, libraire à Barcelone, reçoit la visite d'un personnage inquiétant, qui lui achète une édition rare et chère du Comte de Monte-Cristo, avec une étrange dédicace pour son ami Fermin. Mon avis : sympatoche. Cela se lit vite et agréablement, il y a un peu d'humour, un peu d'aventures, de romanesque à la "Papillon". De quoi passer un petit moment plaisant, ni plus ni moins.

Impurs, de David Vann

Le genre : roman américain sur la famille, la folie, l'argent. L'histoire : le jeune Galen vit seul avec sa mère. Il ne fréquente que sa tante, sa cousine provocante, et sa grand-mère riche et perdant la tête. Les rancoeurs accumulées entre les membres de cette famille finissent par éclater. Mon avis : c'est du David Vann, donc c'est très sombre. Pas d'espoir dans cette histoire tragique qui verse inéluctablement dans toujours plus de folie. Je ne peux pas dire que j'aie adoré.

Terroriste, de John Updike

Le genre : Roman américain sur la radicalisation islamiste aux Etats-Unis. L'histoire : Le personnage principal est un adolescent américain, fils unique d'une Irlandaise et d'un Arabe disparu de la circulation. Le garçon s'est réfugié dans l'Islam, dans des valeurs de pureté et un rejet de l'Amérique. Peu à peu, il infiltre un réseau radical. Mon avis : Je n'ai pas beaucoup aimé. J'ai eu du mal à me concentrer sur l'histoire, sur les personnages. Sur un sujet aussi brûlant, a posteriori, l'auteur ne fait pas preuve d'originalité en montrant un gentil jeune homme un peu paumé, pas mauvais bougre, idéaliste plutôt que méchant, victime de plus mauvaises personnes que lui.

jeudi 11 août 2016

Lectures en vrac, suite

Vernon Subutex 1 et 2, de Virginie Despentes. Très bon. J'ai relu le premier volume avant d'entamer le second et ce fut un plaisir. Moins pour pour l'histoire, que pour la verve dont l'auteur fait preuve. Virginie Despentes a l'art de la formule, de l'image qui saisit. Coeurs perdus en Atlantide, de Stephen King : sans intérêt. On suit tour à tour les destins de plusieurs personnages dans les années 60, dont l'un est côtoie le paranormal. Déjà oublié. L'Attentat de Sarajevo, de Georges Pérec : bof. C'est le premier roman achevé de l'auteur, resté inédit très longtemps. Une histoire d'amour sans grand intérêt, sans grande originalité, sans style significatif. La Nostalgie heureuse, d'Amélie Nothomb : ordinairement, c'est quand Amélie Nothomb parle d'elle-même que je la préfère. Ici, elle évoque son retour, après 16 ans, au Japon, à la faveur d'un documentaire qui lui est consacré. Cela se lit facilement, mais je n'y ai pas retrouvé l'ironie charmante, la distanciation, la précision, le pétillement stylistique. Décevant.

lundi 25 juillet 2016

Dernières lectures en vrac...

Tous les démons sont ici, de Craig Johnson : nouvelle aventure du shérif Longmire, assez singulière puisqu'elle est le récit d'une traque en solitaire dans la neige. J'ai eu du mal à accrocher. Baise-moi, de Virginie Despentes : pas beaucoup aimé. C'est trash, en effet, et pas dénué d'émotion ni d'intérêt mais je ne suis pas sûre que ce soit un roman qui cherche à être "aimé". Deep winter, de Samuel W. Gailey : très bon. Roman américain qui met en scène une galerie de personnages puissants et émouvants, qui parle de l'amour, de la société. Les Clefs du pouvoir sont dans la boîte à gants, de Frédéric Dard : peut-être un peu moins bon que Y a-t-il un Français dans la salle, mais des lignes fulgurantes de justesse, d'émotion, d'intelligence, notamment quand affleure l'auteur. C'est baroque (il le dit lui-même), truculent, désespéré, acide, foutraque, ridicule, et bien d'autres choses encore. Apocalypse, de Giacommetti et Ravenne. Da Vinci Code à la française, pas très bon. Le Coup de vague, de Georges Simenon : l'histoire ordinaire et triste d'un jeune homme embarqué malgré lui dans l'histoire d'un village et de ses secrets de famille. Une belle écriture.