dimanche 13 octobre 2013
In treatment, lost in therapy, de Clotilde Leguil
Le genre : essai sur la série américaine In treatment.
Mon avis : excellent. De façon très claire, l'auteure analyse les forces et faiblesses d'une série américaine consacrée à des séances de psychothérapie. Et cela peut se lire sans avoir vu la série. L'ouvrage a le mérite de critiquer de façon constructive et surtout de comparer les méthodes (américaine et française, autrement dit lacanienne) et de faire comprendre en quoi ce que montre la série ne relève pas d'une pratique psychanalytique. Elle montre néanmoins tout ce qu'elle a d'intéressant, sur les échecs de la psychothérapie, sur les difficultés à être praticien, sur le transfert. Même si on peut peut-être regretter des répétitions, cet ouvrage est très éclairant sur ce que sont et ne sont pas des séances d'analyse. Personnellement, j'ai adoré la série !
La Marque de Winfield, de Ken Follett
Le genre : roman américain
L'histoire : en Angleterre, à la fin du XIXe siècle, des élèves sont les témoins de la mort d'un de leurs camarades. Quelques années plus tard, les protagonistes du drame se retrouvent : l'héritier d'une grande banque, son ami fils d'un milliardaire sud-américain, et le parent pauvre à l'intégrité sans faille.
Mon avis : nullissime. L'équivalent d'un téléfilm du dimanche après-midi par temps de pluie. Le genre de truc à ficelles énormes qu'on regarde sans le voir, juste pour passer le temps. Les personnages sont archi caricaturaux, les péripéties ultra téléphonées, le tableau de l'Angleterre parfaitement insipide. Je l'ai lu pourtant jusqu'au bout (et c'est long), sans cesser de me dire que ce roman n'a aucun intérêt. Sauf de passer le temps, peut-être, si la télé est en panne et qu'il fait vraiment mauvais.
Texas forever, de James Lee Burke
Le genre : roman américain
L'histoire : deux prisonniers s'échappent d'un pénitencier du Texas où ils subissent des sévices, en tuant un gardien. Commence alors une cavale où ils coirsent Indiens, Mexicains et soldats...
Mon avis : bof. Je ne suis pas rentrée dans l'histoire mais force est d'avouer que ce n'est peut-être pas de la faute du bouquin mais d'un manque de disponibilité intellectuelle de ma part. Non pas qu'il en demande beaucoup. Mon avis, en bref, n'a ici aucun intérêt. J'ai vaguement perçu un souffle, le tableau d'une certaine epoque de l'Amérique mais cela m'est passé à côté. Et c'est sans doute dommage.
mercredi 25 septembre 2013
A l'image du dragon, de Serge Brussolo
Le genre : roman français de science-fiction / fantasy
L'histoire : Le peuple du soleil a pour ennemi l'humidité, qui représente une menace de mort, et le peuple de la pluie, qui vit de l'eau. Nath, chevalier du soleil, est chargé d'une mission de destruction par le grand prêtre du feu.
Mon avis : bof. Comme souvent, les personnages de Brussolo ont une épaisseur intéressante et familière et le monde qu'il dépeint témoigne d'une imagination originale. Mais cette fois, je n'ai pas été franchement interpellée ni par les uns ni par l'autre.
Aucun de nous ne reviendra, de Charlotte Delbo
Le genre : témoignage autobiographique sur Auschwitz
Mon avis : poignant. L'auteure ne fait pas de récit, mais livre sous la forme de chapitres parfois très courts proches du poème en prose, parfois plus narratifs, des souvenirs, des flashs, des impressions, sur le temps qu'elle a passé en déportation à Auschwitz. A la fois beau et glaçant.
dimanche 15 septembre 2013
Hell Bent, de William G. Tapply (VO)
Le genre : policier américain
L'histoire : nouvelle aventure de lavocat bostonien Brady Coyne, qui voit ressurgir dans sa vie un de ses anciens amours, qui lui demande de s'occuper de s'occuper de son frère, reporter photographe revenu handicapé d'Irak.
Mon avis : toujours la même chose ! Les aventures de Brady Coyne se lisent avec un plaisir sans faille. Même dans le désordre. On fréquente Brady comme un bon copain, son entourage familier est le nôtre : ses amis, sa secrétaire ou son chien... Et l'enquête se suit avec intérêt. What else ?
vendredi 6 septembre 2013
Exit le fantôme, de Philip Roth
Le genre : roman américain sur la vieillesse
L'histoire : Zuckerman, écrivain de 72 ans, revient à New York où il a longtemps vécu, après avoir passé plus de dix ans dans une maison totalement perdue.
Mon avis : pas aimé du tout. Entre le début et la fin, je n'ai vu aucune évolution, sauf mon ennui qui est allé croissant. Fuites urinaires, fantasmes amoureux, atermoiements divers : le propos tourne en rond. On sent beaucoup d'aigreur et de lassitude. Il paraît que Philip Roth est un très grand écrivain contemporain. Si c'est le cas, ce n'est en tout cas pas ce roman qui peut le prouver.
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