mardi 17 août 2010

Anita Nair, Un Homme meilleur


Le genre : roman indien sur la famille et les relations humaines

L’histoire : Mukundan, revient dans sa maison d’enfance à la retraite, dans un petit village de l’Inde du sud. Il est hanté par le fantôme de sa mère, par l’emprise de son père qui continue à le terroriser, et par sa soif de reconnaissance. Bhasi le peintre, homme perspicace et étrange, va entreprendre de le guérir.

Mon avis : il m’a fallu attendre la troisième partie pour me plonger dans cette histoire mais cela valait le coup d’être patiente. L’histoire est en même temps familière par les problèmes psychologiques qu’elle évoque, et en même temps exotique en ce qu’elle plonge le lecteur dans un univers, des mœurs et un vocabulaire loin des nôtres. Et ce sont les deux raisons pour lesquelles j’ai aimé ce roman : l’histoire d’amitié, l’évolution du personnage principal pour lequel on éprouve successivement de la pitié, de l’affection, du mépris, et puis l’évocation d’un pays peu familier. Un roman riche et émouvant.

vendredi 13 août 2010

La Théorie des cordes, de José-Carlos Somoza


Le genre : thriller scientifique

L'histoire : le personnage central est une belle et énigmatique prof de physique, qui se confie à un collègue après avoir reçu un coup de téléphone qui l'a terrorisée. Quelques années auparavant, elle a participé à un projet secret, basé sur la "théorie des cordes", appliquée au temps.

Mon avis : génial ! Voilà bien longtemps que je n'avais pas dévoré un livre sans pouvoir le lâcher (plus de 500 pages quand même). Dès les premières lignes, l'auteur sait ménager le suspense, qui ne lâche pas jusqu'à la fin, même si peut-être, la deuxième moitié ménage moins de surprises. Une autre qualité de cette oeuvre, c'est la manière de parler de physique : tout en étant pointu, (la théorie des cordes existe), le récit reste intelligible au profane. Voilà un bien bel ouvrage de "science-fiction" sans monstre ou vaisseau spatial !

vendredi 6 août 2010

Le cher disparu, d'Evelyn Waugh


Le genre : roman caustique sur les anglais et les américains

L'histoire : elle raconte le destin de Dennis Barlow, un Anglais vivant aux Etats-Unis, poète raté et employé désabusé dans une entreprise de pompes funèbres pour animaux. L'intrigue principale est celle de sa liaison avec Aimée, une américaine qui, elle, travaille dans une agence révolutionnaire de pompes funèbres où la grandeur coïncide avec le grotesque.

Mon avis : caustique ! Evelyn Waugh est un écrivain britannique qui s'est rendu célèbre dans ses romans pour son ton persifleur à l'encontre des mœurs de son pays.
Dans le petit roman "Le cher disparu", initialement paru en 1948,
Au travers de cette histoire rocambolesque, l'écrivain se moque évidemment des rites funéraires, des américains et des anglais. Les amateurs d'humour typiquement "british" trouveront de quoi se régaler !

Critique publiée sur la page "livres" de Paris-Normandie

jeudi 5 août 2010

Mémoires d'Hadrien, de Marguerite Yourcenar


Le genre : autobiographie imaginée

L'histoire : au crépuscule de sa vie et de son oeuvre d'empereur Hadrien écrit à son fils adoptif Marc-Aurèle pour lui raconter sa vie et son parcours, sur le mode intime.

Mon avis : éblouissant, toujours. Si certains livres aimés ne supportent pas la relecture, celui-là ne peut pas décevoir, de quelques bout qu'on le prenne. Ce magnifique récit vaut pour l'aspect historique puisqu'on est est immergé dans l'empire romain ; les paroles d'Hadrien sont pleines d'intelligence et de philosophie. J'ai relu avec une particulière délectation les pages où Hadrien raconte les moments qui ont suivi la mort d'Antinoüs, où la pudeUr et l'émotion touchent à leur paroxysme. Un seul mot convient pour ce livre, si on le pense dans toute sa signIfication : il est BEAU.

mardi 3 août 2010

Hiver arctique, d'Arnaldur Indridason



Le genre : polar islandais

L'histoire : un jeune garçon d'origine thaïlandaise est retrouvé mort, poignardé dans la neige, son cartable sur le dos. L'inspecteur Erlendur enquête.

Mon avis : les polars d'Indridason ne se caractérisent pas par leur joie de vivre, c'est le moins que l'on puisse dire. Celui-ci le démontre particulièrement, parce que l'intrigue et l'enquête se révèlent assez simples, le roman mettant plutôt l'accent sur une réflexion sociale. La question du racisme ordinaire, de la perte de valeurs de la société islandaise me paraissent être au coeur de ce polar, plus encore que les précédents, où l'enquête ménageait davantage de surprises. Qu'on ne s'y méprenne pas : j'ai beaucoup aimé. Dans la veine des thrillers plein d'artifices divers et variés, de rebondissements spectaculaires, l'écriture d'Indridason se distingue par sa simplicité et sa profondeur. Cela ne s'oublie pas, une fois le livre refermé.

samedi 24 juillet 2010

Requiem, de Luc Fivet


Le genre : thriller musical

L'histoire : un journaliste du Monde de la musique assiste à la mort d'un célèbre pianiste concertiste, personnage énigmatique manifestement obsédé par Mozart et en particulier son Requiem.

Mon avis : j'ai adoré ce thriller pour son évocation de la musique classique. Pour l'ignorante que je suis, j'ai appris plein de choses sur les grands compositeurs classiques. Ce livre fait la part (très) belle à la musique, par le biais d'anecdotes, mais aussi de descriptions d'émotions. En revanche, les personnages sont parfois peu crédibles, ou ordinaires. Quant à l'intrigue, j'ai fini par n'y rien comprendre et le dénouement m'est passé à côté. Peut-être faut-il être vraiment érudit. Mais les trois quarts de ce livre m'ont enchanté les oreilles !

vendredi 23 juillet 2010

Le dernier amour de George Sand, d'Evelyne Bloch-Dano

Le genre : biographie

L'histoire : l'auteure raconte les dernières années de George Sand, passées avec un graveur, Alexandre Manceau, de 13 ans son cadet.

Mon avis : manifestement très documentée, cette biographie a le mérite de nous dresser le portrait de cette femme exceptionnelle qu'a été George Sand. Au travers de son dernier amour pour Alexandre Manceau, personnage bien moins haut en couleurs que Chopin ou Musset, on vit les quinze dernières années environ de la vie d'une femme à la fois en marge de son époque et aussi très ordinaire à bien des égards. Célébrissime et atypique, elle se révèle également une femme simple et attachante. Cela m'a donné envie de relire ses oeuvres, mais je ne sais pas par laquelle commencer, elle a tant écrit ! C'est toute une époque que l'on retraverse, avec ses troubles politiques et ses personnages (George Sand connaissait et fréquentait un nombre impressionnant de gens). Bref, une lecture bien agréable pour tous ceux qui s'intéressent à l'histoire de la France du XIXe siècle, comme à l'auteur de La Mare au diable.

Critique publiée sur la page "livres" de Paris-Normandie